Les gâteaux et le choc thermique

Les gâteaux et le choc thermique 

C’est l’été ! On sort les jupettes, sandales et Tshirts et on prépare fébrilement les vacances. Oui, mais pas seulement. Avec l’arrivée du soleil, les groupes de cake design pullulent des toujours même discutions : comment garder mon gâteau, au secours mon gâteau suinte, oh la la mon gâteau fait un boudin sur le milieu…. Toujours les mêmes questions et pour la plus part toujours les mêmes réponses sans un peu de réflexion, qui véhiculent des faux gestes, ou bien des légendes urbaines à la vie dure.

Pour trouver une solution à vos problèmes des gâteaux, cela ne suffit pas une expérimentation empirique et dire « chez moi cela marche toujours ». C’est vraiment une superbe nouvelle pour vous et je suis ravie, mais cela n’aidera pas votre interlocuteur qui habite 500km plus loin et travaille dans d’autres conditions, avec un autre matériel, d’autres marques de pâte à sucre… Ce qui l’aidera vraiment c’est de lui expliquer pourquoi il a ce problème, afin qu’il puisse tester des solutions viables dans le temps et non pas au petit bonheur la chance.
Je vais commencer ma série des articles liés aux gâteaux et à la chaleur en vous parlant du choc thermique. Il est sur toutes les lèvres dès qu’un peu de condensation se forme sur votre gâteau et les conseils pour l’éviter / le minimiser vont bon train. Les unes plus farfelues que les autres. Je vais essayer vous expliquer ce qui se passe en réalité et comment vous pouvez vous prémunir contre ces désagréments en comprenant bien les mécanismes en jeu.

Le gâteau hors du frigidaire subit-il un choc thermique?

Pour commencer : en sortant un gâteau du frigidaire vous ne lui provoquez pas un choc thermique ! Oh que non !
LE CHOC THERMIQUE fait référence à un changement brusque (instantané) de température d’un corps, donc dans notre cas du gâteau. En tout cas c’est ce que la physique dit, mais il parait que certains cake designers n’en sont pas convaincus. En réalité le gâteau ne revient pas à la température ambiante instantanément, mais bien dans le temps. Son volume, la densité du gâteau et l’écart de température somme tout très petit (à peine une vingtaine des °C) ne peuvent pas provoquer un « choc thermique » de votre dessert. Voici un exemple surement bien connu et qui vous fera sans doute comprendre le choc thermique. Quand vous versez de la confiture bouillante dans un bocal froid on a un écart de température d’env. 80°C, sur un objet de faible épaisseur. Là on provoque un choc thermique qui entraînera des fissures sur la paroi du bocal ou même un éclatement violent. Vous comprenez donc que si un choc thermique a lieu sur votre gâteau, il devrait vous exploser à la figure au moins. On a jamais vu des gâteaux qui éclatent en les sortant du frigidaire, ni des cornes de licorne plantées dans le plafond. Ce qui est merveilleux avec la physique est que les lois sont toujours les mêmes et les effets inchangeables autant de temps que nous ne changeons pas un paramètre de l’expérimentation.

Le gâteau et la condensation

Mais revenons à notre gâteau. Pour comprendre comment éviter le suintement et le gonflement de la pâte à sucre il faut comprendre ce qui se passe. Il se passe un truc très simple qui se nomme LA CONDENSATION DE L’HUMIDITE AMBIANTE SUR UNE SURFACE PLUS FROIDE. Et oui, ni plus ni moins que cette jolie condensation qu’on voit en hiver sur les vitres mal isolées et qui permet l’apparition des fleurs de glace si chers à mes souvenirs. Donc, maintenant nous savons que nous ne devons pas lutter contre une explosion du gâteau, mais juste contre un peu d’eau sur sa surface. Nous voilà devant une tache bien moins ardue et moins dangereuse aussi.

La condensation est le phénomène physique de changement d’état de la matière (humidité de l’air ambiant) d’un état gazeux à un état condensé (solide ou dans notre cas liquide – les gouttelettes qui se forment sur votre gâteau). C’est une liquéfaction si vous souhaitez nommer les phénomènes par leur juste nom. En fait ce qui se passe sur votre gâteau est le principe même utilisé par les déshumidificateurs : condensation sur une paroi froide !

 Pourquoi parfois cela ne marche pas chez vous?

Maintenant que nous savons le pourquoi, comment s’en prémunir? Rien de plus simple. Cela suffit de diminuer cette humidité.
• vous pouvez très facilement comprendre pourquoi chez certains les gâteaux suintent à mort tandis que en utilisant les mêmes gestes et types de frigidaires chez les autres il y a à peine un peu de condensation. C’est tout simplement que dans leur espace de travail l’air est trop humide. J’ai la chance, à Grenoble on est facilement à 49%.
• vous comprenez également pourquoi ce n’est pas lié à la qualité de la pâte à sucre, mais à l’humidité de l’air. La qualité de la pâte à sucre joue plus sur la résistance à cette humidité, mais ne l’empêchera pas d’apparaitre.
• un gâteau gardé dans un frigidaire parfaitement calibré pour le cake design, suintera de toute façon à la sortie sur le plan de travail si la pièce est humide…. Et ainsi de suite.

Comment réduire la condensation?

Ce que je vous suggère comme solutions :
• Arrêtez de garder par ces chaleurs vos gâteaux des heures dehors en espérant qu’ils sécheront. Vous risquez une bonne gastro ou bien plus.
• Ne mettez pas vos gâteaux devant des ventilateurs à tout va. Il brasse également des insectes, microorganismes, poussiers…. Pas bon pour la santé tout cela. 
• Achetez une petite sonde ou station météo qui vous permet de mesurer la température et l’humidité de votre pièce. L’idéal est de travailler à une humidité entre 49 – 51%. En dessous c’est parfait pour le gâteau, mais moins pour vos voies respiratoires.
• Si vous avez beaucoup d’humidité, aérez bien votre pièce avant de sortir le gâteau. Même en cas de journée pluvieuse, l’humidité intérieure risque d’être supérieure à celle de dehors. Mettez également en route votre hotte si c’est une hotte à extraction et non pas une qui brasse seulement de l’air.
• Utilisez des déshumidificateurs. Il y a de tout type et pour tout budget. Sortez vôtre gâteau qu’une fois l’humidité descendue. 
• Utilisez comme moi votre clime pour assécher votre pièce. J’ai une clime portative, à deux blocs (merci Annie !), mais qui est sacrement performante dans un espace de 20m² comme mon laboratoire.
Et si vous ne souhaitez mettre en place rien de tout cela, c’est évident que en laissant le gâteau dans la pièce, sa température va remonter rapidement et la condensation va diminuer. Toutefois, cela est vraiment très déconseillé quel qu’il soit le fourrage que vous choisissez pour votre dessert.

Mon prochain article vous parlera de bulles d’air et comment empêcher leur apparition. Préparez votre arsenal : une aiguille à tricoter, une épingle et un peu de beurre de coco (ou de Crisco). Vous verrez que le diable n’est pas aussi noir qu’il a l’air !

#choctermique #gateauquisuinte #conservationgateaux #cakedesign

Aérographe – Totally in love

Je reçois souvent des questions concernant les aérographes. C’est un de mes outils préfères dans le cake design, alors j’ai décidé de partager avec vous les quelques astuces / informations que j’ai appris depuis quatre ans !

L’aérographe  (angl : airbrush ) est connu depuis longtemps dans le milieu du modélisme, mais depuis quelques années ce petit appareil fait fureurs dans le cake design.

C’est tout simplement un pistolet utilisé dans la peinture. Sa taille est celle d’un stylo et il permet une multitude d’utilisation : supports différents, peintures diverses, … Ayant à la maison un mari fan de modélisme j’ai pu prendre des cours privés que j’ai complétés avec des techniques enseignées par Michele Wibowo, Verusca Walker et par Avalon de Avalon Cakes.

Un peu de technique :

La manière dont la couleur est appliquée dépend toujours du type d’aérographe et de l’action effectuée par la main de l’utilisateur. Il existe deux grandes catégories d’aérographe : les aérographes simples action et les aérographes double action.

  • les aérographes à simple action – vous permettent de moduler uniquement le débit d’air injecté en appuyant plus ou moins fort sur le bouton de réglage. Moi j’ai mon Dinky que je chéri et que mon mari répare à chaque fois ! Voici un gâteau réalisé avec: aero2
  • les aérographes à double action – permettent de varier le débit d’air et le débit de peinture en même temps. Dans cette catégorie je ne jure que par les Iwata !

Pour corriger aux idées reçues, on peut faire un très beau travail avec un aérographe débutant ou semi-professionnel. Si vous n’utilisez pas votre aérographe de manière intensive, un model débutant (genre Dinkidoodle) fera l’affaire.

Comment fonctionne l’aérographe :

Grâce à une action effectuée par l’utilisateur (on appuie sur le bouton ou on le tire en arrière…), l’air comprimé vaporise la peinture sous la forme d’un cône des particules très fines qui permet suivant l’éloignement de faire de détails très délicats, ou de couvrir des surfaces importantes. Vous pouvez ainsi réaliser des dessins très précis ou des dégradés très subtils.

Avec les aérographes simples, vous modulez uniquement la distance entre le pistolet et le support. Cette distance conditionne la quantité de penture déposée permettant de couvrir plus ou moins et donc d’appliquer des nuances importantes au travail réalisé.

Des que vous passez sur un aérographe double action, le débit d’air et le débit de peinture peuvent être variés concomitants ce qui permet la réalisation des effets très subtils de couleur ou des dessins particulièrement complexes.

ATTENTION :

L’aérosol pulsé par l’aérographe est très fin et provoque la dispersion dans l’air des diverses particules plus ou moins toxiques. Ceci sont facilement inhalés et peuvent provoques d’inconfort ou même des empoisonnements.

Et pour vous convaincre, voici une petite anecdote qui a failli me couter cher ! Lors de mon travail pour le projet Expogato à Marseille j’ai été amenée de faire usage d’un aérographe très puissant pendant env. 4h, dans un endroit très mal ventilé. J’ai utilisé ce jour-là des colorants dilués à l’alcool blanc et passé presque un demi litre d’alcool à travers mon aéro. Je n’étais pas seule, mais dans l’excitation du moment car notre projet était vraiment passionnant, personne n’a pensé à se protéger. Le soir, un peu euphorique (car le projet avançait bien et il était encore plus beau que dans mon imagination) j’ai pris la voiture pour rentrer. A peine 1km plus loin je me suis rendue compte que qq était bizarre avec moi : les mains qui tremblait, la tête qui tournait, pas très attentive à la route (encore heureusement c’était très tard un dimanche soir et les rues de Marseille pratiquement désertes) ! Il m’a fallu un bon moment pour comprendre que j’étais soule ! Et voilà ! Je n’ai jamais pris la route après avoir bu, je ne connaissais pas trop les symptômes ! Il m’a fallu m’arrêter en urgence sur une bordure et faire un petit somme avant de pouvoir démarrer et rentrer tranquille. Cela m’a appris pas mal des choses : bien aérer en travaillant à l’aéro et faire gaffe aux diluants utilisés !  

J’ai du coup fait pas mal des recherches sur les effets sur l’organisme de particules inhalées et voilà ce qui peut arriver : malaises par manque d’oxygène, allergies graves, accumulation des particules dans les poumons, ou des effets plus graves (choc anaphylactique, eczémas, œdème de Quincke,…)

Même si nous travaillons avec des produits compatibles contact alimentaire, ils sont délétères en grand quantité ! Surtout inhalées. Donc, ne faites pas l’impasse sur votre protection : hotte de grande puissance ou à vitesse maximale, des masques, des gants.

Comment acheter son aérographe ?

  • Quel catégorie : Si vous êtes débutant et si vous allez travailler sur un, deux voir maximum trois gâteaux à la fois, un aéro semi-professionnel ou débutant est suffisant. Mon Dinky est toujours fidèle au poste depuis 4 ans et je l’ai utilisé parfois tous les jours ! Mais si vous savez bien le manier et vous avez une utilisation quotidienne, et de longue durée, un aéro professionnel est plus indiqué ! Le prix élevé (pratiquement deux à trois fois plus cher qu’un débutant) peut être un frein, mais votre investissement sera surement payant en facilité, rapidité et confort dans le travail ! Comme précisé ci-dessus, j’utilise un Iwata. il ne me quitte plus et je ne le range jamais. Il trône tous les jours sur mon plan de travail! 🙂 aero1
  • Quelle utilisation : Attention à la marque d’aéro achetée. Certains aérographe bas prix ou destinés à l’utilisation de colorants non alimentaires perdent de l’huile tout au long de leur durée de vie. Cet huile peut se mélanger à votre peinture et la rendre impropre à la consommation. Faites-vous conseiller par un pro avant votre achat !
  • Quel compresseur : Un compresseur puissant vous permettra un travail dans la durée et la projection des peintures plus visqueuses, comme les colorants métalliques ! Mais ils risquent d’être plus brouillant également. Munissez-vous des casques anti-bruit.

Comment entretenir son aérographe ?

Voici quelques conseils simples pour faire durer votre aérographe dans le temps. La partie la plus fragile est le pistolet. Mal nettoyé sa buse se bouche des particules de colorant qui se soudent et créent un bouchon très compact. En mettant en route votre aérographe vous créez une grande pression sur la sortie de votre pistolet qui peut parfois même se fissurer. Des produits de nettoyage compatible contact alimentaire sont commercialisés par les marques de colorants. Pour ma part, j’ai remarqué que je n’ai pas besoin d’utiliser ces produits et que de toute manière leur utilisation irrite particulièrement mes voies respiratoires (masque ou pas masque de protection).

Voilà comment je procède depuis 4 ans et je n’ai jamais eu des problèmes avec mes aérographes :

  • Je ne laisse jamais mon aérographe avec du colorant dedans
  • Si j’utilise l’aéro de manière prolongée je le nettoie à l’eau claire toutes les 10 min env.
  • Je nettoie mon aérographe à l’eau claire jusqu’à ce que les particules projetées sont incolores (test sur un peu de papier)
  • Je n’utilise jamais du produit de nettoyage, de l’alcool ou du jus de citron. Ce qui me permet également faire des économies.
  • Je stocke toujours le pistolet démonté, sur une feuille de papier absorbante ! (astuce apprit de mon mari qui est un as de l’aéro pour modélisme).
  • Les aéros amateur ou d’entrée de gamme chauffe très vite. N’hésitez pas faire des pauses toutes les 30 à 60min. pour les laisser refroidir. Mais ne stressez pas ! On peut faire beaucoup des choses en 30 min avec un aéro ! 🙂

Je vous ai donné juste quelque information générale sur les aéros. N’hésitez pas à me poser vos questions ou à laisser vos commentaires.

Je vous remercie à tous !

Crisco mon amour (petit traité de « shortening »)

Ceci est un nouveau billet dans la série que j’ai lancée pour vous démystifier le vocabulaire si anglophone du cake design. Je vais vous parler aujourd’hui du « shortening » et surtout du Crisco. J’écris mon article en pensant à Estelle et Régine, deux amies cake designer très douées et pleines d’humour. Sans elles, le monde du cake design français serait sûrement moins rigolo ! Les filles, vous m’avez rendu accro au Crisco !

Commençons donc! Le « shortening » nome en anglais toute matière grasse qui est solide à température ambiante (beurre, margarine,…). Dans le cake design et la pâtisserie anglo-saxonne en général, le terme de « shortening » est utilisé surtout pour nommer une matière grasse obtenue à partir des huiles végétales, transformés en gras solide par un procédé d’hydrogénation. Cette matière, particulièrement blanche et sans saveur, est très différente de notre margarine, même si c’est possible de les interchanger dans certaines recettes.

Et voilà ! J’ai utilisé le mot qui fâche : « margarine » ! Sachez que j’utilise dans mes gâteaux uniquement du beurre pur, sans aditifs. Même les recettes sans lactose que je propose à mes clients sont réalisées sans margarine. Alors, pourquoi je vous parle aujourd’hui du shortening ? Tout simplement car il a des qualités qui le rend très utile dans le travail de la pâte à sucre et que je ne peux plus m’en passer.

En France vous allez trouver du shortening surtout sous la marque Crisco, mais ils existent bien sur d’autres marques comme Cookeen en UK et Ireland et Copha en Australie. Comme vous l’avez devinez du titre, j’utilise pour ma part uniquement le produit de la marque Crisco !

Passons au « Crisco shortening » maintenant. Il y a deux produits : le classique / neutre et celui aromatisé au beurre.

A quoi peut-on l’utiliser ?

  • Très blanc il vous permet de réaliser les fameuses crèmes au beurre américaines, sans utiliser du dioxyde de titan nécessaire au blanchiment des préparations (il paraît que cette molécule est fortement cancérigène). De ce point de vue, je préfère largement le beurre, même si mes crèmes sont moins blanches immaculées.
  • Il se conserve 1 an à température ambiante. Vous voyez venir la suite ?! Les fameux gâteaux américains qui trônent dans les salles des réceptions des heures, mêmes aux moments les plus caniculaires de l’année, sont faits à base de shortening. Je vous déconseille fortement de mettre en « exposition » de la même manière des gâteaux fourrés avec des crèmes au beurre, ganaches ou meringue.
  • Il est excellent pour graisser vos plaques de cuisson. J’ai appris récemment par Laetitia de Cake Delice que la meilleure méthode pour graisser un moule est de le faire au pinceau, avec des mouvements verticaux. Du bas vers le haut de la paroi. Ne pas saupoudrer de farine ! Démoulage sans encombre. J’avoue que la aussi je fais des infidélités au Crisco, car j’utilise un agent de graissage en aérosol.
  • Il est irremplaçable pour malaxer et réhydrater la pâte à sucre, gumpaste et Cie. Effectivement, pour étaler la pâte à sucre sans traces et défaut, vous pouvez la malaxer avec les mains enduites de Crisco. Attention, je ne dis pas de rajouter du Crisco dans la pâte à sucre. Quel qu’il soit le produit (Crisco, fécule, sucre glace) l’additionner à la pâte à sucre changera sa composition et donc ses propriétés. Un peu de Crisco sur les mains et un soupçon de fécule sur mon plan de travail ! Pas besoin d’autre chose pour étaler facilement et rapidement ma pâte à sucre. C’est d’ailleurs la principale utilisation que je fais de ce produit. J’ai essayé beaucoup des méthodes différentes, mais c’est celle qui donne les meilleurs résultats et qui me permet de lisser mes gâteaux sans déchirures ou craquelures. En revanche, si vous avez prévu de peindre votre pâte à sucre à l’aérographe ou autre, ne laissez pas des traces de shortening sur la surface à peindre. La penture n’accroche plus, elle perle et coule.
  • Il est facile à utiliser pour faire adhérer la pâte à sucre sur votre ganache de lissage ou sur les dummies. Mieux que l’eau qui risque de faire fondre la pâte à sucre, il permet également de rectifier la position en faisant glisser la pâte à sucre. C’est pour cette raison que je l’utilise pour coller mes dentelles, feuilles de sucre ou azyme, etc. quand je suis en manque de « piping gel ». Cela suffit d’enduire vos mains de shortening et de les passer délicatement sur la surface à couvrir en veillant à bien laisser une couche fine et uniforme, sans espaces vides.

Petit commentaire : Quand le problème de la nocivité des margarines sur l’organisme a commencé d’être de plus en plus prise en compte, Crisco et les autres marques de « shortening » ont fait evoluer leurs recette vers des produits contenant moins d’un gramme de graisse trans par portion.

Et pour l’anecdote : en certains état des USA, le Crisco est interdit à la vente aux jeunes de moins de 18ans. Et pour cause ! C’est un des meilleurs lubrifiants utilisés dans certaines pratiques sexuelles ! 🙂